Aux grands maux les petits remèdes

       

 

             Aux grands maux les petits remèdes



        

         A quarante ans passés elle n'avait cesse de faire une fin,
         Elle en avait assez qu'on ait faim que de ses fesses
         Et qu'aucun jusque là n'ait demandé sa main
         Pour qu'à son célibat soit enfin dite la messe.


         Plus d'un avait voulu faire main-basse sur ses seins
         Ainsi que sur son cul sans faire ni quoi ni qu'est-ce
         Ou l'amoureux tribut d'un beau costume de lin
         Jugeant que le physique la tenait bien en laisse.


         Elle savait que les hommes ne sont pas tous des saints
         Qu'il serait vain enfin de croire à leurs promesses
         Quand maints mots ne dessinent le vrai de leurs desseins
         Aussi révisa-t-elle ses prétentions à la baisse.


        Que valaient à la fin de beaux muscles le dessin
        Ou que pour la séduire on la vantât sans cesse
        Si le seul but du jeu tenait dans son bassin
        Et qu'aucun de ces princes ne la veuille pour princesse.


        Aussi sans hésiter accorda-t-elle sa main,
        Sa main et tout le reste, sans prendre pour faiblesse
        Que tout le long du jour il ait l'oeil sur ses fesses;
         Elle n'allait s'offusquer que son mari fût nain.

 

      Une fantaisie. Un jeu de mots avec jonglage des rimes en "ain" et en "esse". Parce que s'amuser est l'activité la plus évoluée de l'homme et que le rire en fait son propre. Que la vie manquerait de sel sans l'humour, sans les lèvres qui se tendent vers les oreilles et les dents qui se dévoilent sur un sourire. Celui qui sait chaque jour rire et sourire n'a pas tué l'enfant qui est en lui et possède encore toutes ses chances.

 

   

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Commentaires (2)

1. Maelle 11/03/2010

Là c'est 10 sans hésitation !

2. 01/04/2010

Bonsoir !

Très amusant ce petit poème. Une fantaisie bien tournée et réussie ! Tu as raison, que serait la vie sans sourire ?

Bises,

Sandra

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