Vipère au poing d'Hervé Bazin

     Le premier roman qui m'ait vraiment touché, je l'ai lu à ce jour près d'une douzaine de fois, c'est "Vipère au poing" d'Hervé Bazin, le premier volet de sa célèbre trilogie. Suivirent par la suite "Le cri de la chouette" et "La mort du petit cheval". Le conflit ouvert entre cet enfant et sa mère et tout le cheminement vers la rébellion furent pour moi une vraie découverte. Et,comme pour l'oeuvre initiale de Marcel Pagnol, la confirmation que l'on peut raconter une histoire simple, voire banale, tout en la rendant unique et passionnante... pour peu que l'on dispose de personnages à la hauteur de Folcoche et de Brasse-Bouillon.

      Si l'enseignement littéraire est plus confus, l'enrichissement personnel est indéniable. L'idée affirmée que chacun détient les rènes de sa vie quelle que soit l'adversité que l'on ait à affronter. Réalité affirmée dans la dernière phrase du roman : "Je suis celui qui marche une vipère au poing", témoin que le danger est part inhérente de l'existence, autant pour soi que pour les autres et que vivre implique de prendre des risques car ne pas le faire revient à subir sa vie.

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