Enfin ! Un homme politique signe un ouvrage intéressant !

      Bon, attendez-vous à une grande déception, il ne s'agit pas d'un homme politique français. Pas plus d'ailleurs qu'il ne s'agit d'un énième livre consacré à la politique. Il en sort tellement ces temps-ci que l'on ne sait plus où donner de la tête. Pour ceux d'entre vous pris par la passion de l'écriture cela doit vous paraître extraordinaire que tous nos dirigeants, élus et représentants, disposent d'assez de temps pour mener à bien l'exercice de leurs charges et la rédaction de livres. Dont l'intérêt est discutable et dont l'écriture est souvent confiée à des tiers. Bon, c'est vrai que je suis de mauvaise foi puisque je ne lis aucun ouvrage politique. Je me borne à écouter les critiques journalistiques qui leur sont consacrées. Effort suffisant me semble-t-il.

      L'oeuvre dont il est ici question est en fait un roman. D'un auteur italien, homme de gauche, ancien député,ministre, vice-président du Conseil, maire de Rome, et actuel premier secrétaire du Parti démocrate. Un vrai homme politique donc. Walter Veltroni dont je viens de découvrir "La découverte de l'aube". Un ouvrage de cent cinquante pages que l'on pourrait qualifier de polar psychologique sur fond d'Italie à l'heure du terrorisme mais qui est avant tout un remarquable exercice d'auto-analyse. Quel est la part autobiographique ? Je l'ignore. Mais le livre est passionnant, se lit très vite, et donne un autre regard sur des faits d'actualité passés. Un téléphone noir en ébonite y tient un rôle très important mais déroutera les tenants d'un pragmatisme rigoureux. Je conseille donc vivement la lecture de ce petit livre à tous... mais surtout aux hommes politiques que je trouverais bien inspirés de renouveler les canons de leur genre pour des ouvrages traitant du sujet par la bande.

       Je dois également avouer que ce livre m'a beaucoup plu car on y découvre de nombreuses citations d'un auteur italien que j'adore : Italo Calvino. Que du rêve en pages. Deux de ses oeuvres m'ont particulièrement transporté : "Le baron perché" et "Si par une nuit d'hiver un voyageur". On devine aisément à la façon dont il le cite que Walter Veltroni est demeuré lui aussi sous le charme d'un des auteurs les plus fous et les plus extraordinaires de sa génération. Quand l'imaginaire se met au service du surréalisme cela donne des heures de lecture dépaysantes et décoiffantes en des lieux tous plus étranges les uns que les autres.

Commentaires (2)

1. 26/02/2010

Je ne lis jamais les ouvrages d'hommes politiques, mais peut-être ai-je tort ?

Bises,

Sandra

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