Quand les hommes vivront d'amour...

      Tout le monde, sauf peut-être les plus jeunes, connaissent cette chanson des trois chanteurs canadiens les plus populaires de la francophonie. Ce texte m'est revenu en mémoire en écoutant un débat à la radio, auquel participaient des auditeurs, à propos d'une pétition, riche de 250000 signarures, qui venait d'être remise au ministère et réclamait l'interdiction de la chasse le dimanche. A l'écoute des intervenants, je compris que la misère n'avait pas trop de tracas à se faire; elle avait de beaux jours devant elle. La concorde entre les hommes semble promise au même avenir que l'avion du même nom.

       Je tiens à préciser que je ne pratique pas la chasse, ne l'ai jamais pratiquée et ne la pratiquerai pas. J'ai déjà été marin-pêcheur durant vingt ans; j'ai assez fait de mal aux animaux. D'accord, c'était pour nourrir les gens... comme la chasse à l'origine. Car avant de devenir un loisir, l'art cynégétique relevait d'un impératif alimentaire. Certes au cours du temps les balances se sont inversées et il est plus facile aujourd'hui de flinguer un sanglier avec une balle dum-dum que ne l'était de tuer un mammouth avec une lance... même si des copains vous donnent la main. Mais là n'est pas le propos. On s'accordera pour dire que tous les chasseurs ne sont pas des viandards avinés prêts à tirer sur tout ce qui bouge. Ce qui n'exclut pas l'argument des tenants de l'interdiction dominicale puisque chaque année une trentaine de personnes trouvent la mort lors d'accidents de chasse. En majorité des chasseurs, précieuse précision, preuve que la nature est bien faite. On admet du coup, expérience vécue, que l'on s'éloigne assez vite des zones de chasse lorsque les petits gars sont dehors avec leurs beaux gilets fluo.

       Mais, il ne faut pas non plus perdre de vue que les chasseurs participent activement à l'entretien des espaces ruraux, qu'ils régulent le gros gibier avec les services de l'O.N.F. et qu'ils chassent sur des domaines privés. Qu'empruntent sans souvent le savoir tous les randonneurs, vététistes et quadistes du dimanche. Nous, savons, et la tendance n'est pas pour s'arranger, que le dimanche reste le jour par essence où la majorité des gens ne travaillent pas. D'où un afflux massif de citadins vers les campagnes. Est-il vraiment si difficile de se partager l'espace rural ? Ne peut-on réserver certains territoires à la chasse et d'autres au loisirs de balade en inversant régulièrement ?

       Sinon, dans le cas où chacun préfèrerait camper sur ses positions, je vois une solution. Radicale. Drastique. Demander au ministre de la culture, c'est toujours Jack Lang ?, d'interdire un dimanche sur deux toute sortie en campagne et de rendre obligatoire la lecture d'un livre ou deux le temps du week-end avec fiche de lecture à rendre le lundi matin à son employeur, son professeur, son chef de service, son frère, son club de tricot... et que sais-je moi ?

Commentaires (1)

1. Henri (site web) 07/02/2013

Nous préconisons l'obligation faite aux politiciens de se promener dans les bois les dimanches de chasse. Ainsi qu'une massive distribution gratuite d'alcools forts en degrés à tous les chasseurs.
Nous pourrions appeler ça la chasse à "lacorruption", animal hautement nuisible et prolifique
Tous dans le même panier...PAN PAN allez, je triple... PAN

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