Plaidoyer pour une espèce en voie de disparition

    

 

     Je veux parler ici d'un genre littéraire dont les tenants sont de moins en moins représentés alors que... ! Il s'agit en l'espèce de la poésie. Un des arts majeurs de la littérature que notre époque et les responsables d'édition s'efforcent de mettre au placard comme un qui n'aurait plus sa place. Pourtant, à cette heure où chacun se plaint de ne disposer d'assez de temps ( bien qu'il ait là aussi à redire cf : "Quel bonheur d'avoir divorcé" sur ce même blog) quelle meilleure forme d'expression écrite que la poésie. Des textes courts, condensés, le plus souvent livrés sur une ou deux pages. La lecture idéale pour humains pressés. En quelques centaines de mots tous les sentiments possibles, toutes les émotions envisageables, sous quelque forme que ce soit. Car, oublions un peu nos récitations d'enfance, la poésie est certainement le genre littéraire qui caresse le plus de styles, le plus de variations, le plus de thèmes. Il est d'ailleurs étrange que nombre de personnes avouent un penchant pour des chanteurs tels que Brassens, Brel, Vian, Barbara, Bashung, et tant d'autres, qui ne sont en réalité que d'immenses poètes n'ayant trouvé que le vecteur de la chanson pour populariser leurs textes.

       Cet oubli est d'autant plus navrant, et je ne prêche pas pour ma paroisse, que je suis sûr qu'un nombre incroyable de personnes s'essaient dans leur coin à rédiger de petites ballades, de petits sonnets, de petites odes. Prose ou classique, peu importe. Amour ou humour. Tendresse ou cruauté. Fable ou surréalisme. Tendresse ou agressivité. Drame ou comédie. Tout fait feu. Et cela ne réclame qu'un temps très limité car l'écriture est avant tout une création mentale et l'on peut organiser ses mots et ses phrases tout en épluchant ses carottes ou en promenant son aspirateur de pièce en pièce.

      Quant aux très grands, les inclassables, les incontournables, quel bonheur de les redécouvrir avec un oeil devenu mature, de sentir fondre dans la bouche la douce rondeur de leurs écrits, d'apercevoir au travers de leurs prismes la fantasmagorie des paysages, de respirer les prés fleuris qui émaillent leurs vers, de goûter la fraicheur de leur verve amoureuse, de boire aux fontaines acides de leurs colères et désespoirs. Lisez de la poésie. cela prend peu de temps chaque jour et rend notre univers stressé tellement plus accessible... et peu digne de foi.

Commentaires (2)

1. 56MELDIX77 (site web) 04/02/2010

Bonjour ERIC

MERCI DE VOTRE VISITE

mes ecrits sont comme mes paroles

la pensée est directe
alors pour moi continuer
c'est super

bonne continuation

MELDIX77
le Briard Breton

2. Henri 15/01/2013

en parlant de la poésie....voici un court extrait d'une de mes modeste petite nouvelles

je reste isolé…et m’assoupis.
Comment vider son esprit quand la plume de l’écrivain démange la main en permanence ? Tout est sujet à nouvelle, à roman. Pour la poésie, là j’avoue humblement que cela n’est pas dans mes cordes. Je suis trop rationnel peut-être, trop pragmatique. Hier, une histoire de mots s’est couchée sur le papier via le clavier de mon ordinateur, seulement trois pages et demi pour décrier l’hypocrisie qui me semble –opinion strictement personnelle-, le maître-mot gouvernant le monde des humains.
Quand mes yeux s’ouvrent, je ne vois plus qu’elle.
MAIS, OTEZ MOI D'UN DOUTE...ne serait-ce pas là une forme de poésie?
Pardon de ne pas encore oser décrire l'odyssée d'un hareng saur montant une échelle haute, haute.
Je vous aime

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