Faut-il abroger le racisme ?

     Je ne parle pas bien sûr ici de la haine de l'autre mais du mot par lequel on la désigne et j'use à volonté du terme abroger car il serait peut-être temps que l'on bannisse à jamais ce mot du vocabulaire car il entretient l'illusion nauséeuse que la race humaine pourrait subdivisée en plusieurs sous-races. Le racisme  ce rejet d'autres hommes et non d'autres races ( lapins et belettes vous voilà rassurés!) tel qu'il est défini justifie par ailleurs l'ethnocentrisme . Les défenseurs de ces deux courants de "pensée" semblent aussi nauséabonds l'un que l'autre. D'aucuns objecteront qu'il s'agit là de sémantique pure et que si l'on ne s'en satisfait pas on peut user de termes moins génériques tels que la xénophobie, le nationalisme ou l'ostracisme ( ça vient des huïtres et des  sénateurs romains qui s'en servaient pour voter. Ils sont fous ces romains!). D'accord. N'empêche que je me souviens de mes cours de géographie lorsque j'étais enfant dans lesquels on nous expliquait que les hommes se répartissaient en trois races, une blanche, une noire et une jaune. J'aimerais être certain que ces stupidités scolaires ont bien été expulsées (par charter s'il le faut) des manuels de nos chères têtes blondes (pardon, c'est maladroit de ma part, je veux dire de nos chères têtes multicolores) afin que périsse à jamais cette idée que la couleur de la peau peut faire varier la race. Appelons un chat un chat quel que soit la couleur de son pelage.

        Brisons donc là avec le racisme et les wagons qu'il traîne en remorque : la peur de l'autre, de sa religion, de sa culture. Pour ce qui est des autres, lisons un maximum d'ouvrages d'auteurs étrangers et nous nous apercevrons bien vite que les aspirations auxquelles ils souscrivent ressemblent énormément aux nôtres. En ce qui concerne la religion, la lecture en version expurgée des trois livres majeurs des grandes religions monothéistes ( Coran, Torah, Bible) nous convaincront que les différences ne sont pas si grandes que tentent de nous le faire accroire ceux qui les pilotent. Quant à la culture, il paraît étonnant de lui vouer méfiance puisque chaque pays est issu d'un maëlstrom de civilisations successives et que si pour nous français un certain doute devait subsister la consultation du dictionnaire (mince, encore un truc à lire!) nous révèlerait que l'origine de nos vocables dépasse largement le cadre de nos frontières et qu'il serait surprenant que cet état de fait soit le fruit du hasard.

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