De l'importance de la lecture dans le traitement du climat

       J'ai récemment découvert l'existence d'un géophysicien de renom : Vincent Courtillot par le biais d'une émission radiophonique ( Parlons.net ). Cet homme a étudié pendant trois ans l'incidence de l'homme sur le réchauffement climatique. Ce qu'il en pense et ce qu'il jugerait préférable de faire, je vous laisse libres de le découvrir et de vous faire votre propre opinion sur ce qui agite l'actualité depuis quelques semaines et continuera sans doute à le faire durant encore quelques mois. Je n'ai de toute façon aucune compétence intellectuelle dans le domaine qui est le sien pour infirmer ou dénier ce qu'il présente d'ailleurs comme sa vérité car cet homme s'avère de toute évidence soucieux de tolérance et ouvert à tous les septicismes. Je précise là que titulaire d'une chaire, il a enseigné tout ce que valide le GIEC avant d'avoir étudié de plus près de quoi il ressort. Je m'avoue toutefois dubitatif depuis l'avoir entendu s'interroger sur les chemins que souhaitent nous faire prendre nos dirigeants et me demande si les priorités qu'il annonce plus urgentes ne sont pas les vraies.

        Tout ce doute est en fait né, outre le calme et la clarté de son discours, de ses explications quant à la constitution du GIEC (Groupement d'Experts International sur l'Evolution du Climat ) et le tour de passe-passe établi après que celui-ci ait rendu son rapport. Au départ, un rapport de plus de mille pages synthétisant les rapports, études, expertises et conclusions, sanctionnant de longs mois d'étude. A l'intérieur de ces mille pages, un nombre important d'annotations d'experts exprimant leurs doutes. MIlle pages, c'est long à lire. Le GIEC a donc résumé sa pensée en un recueil de cinquante pages destiné aux scientifiques. Puis dans un fascicule d'une trentaine de pages dévolu aux conseillers politiques des dirigeants du monde. Dans ces deux synthèses ,tous les avis à contrario ont disparu et seule subsiste une ligne unique de pensée révélant l'unanimité des experts réunis. De surcroît, le rapport de mille pages n'a pu devenir accessible aux responsables politiques qu'après qu'ils aient ratifié et approuvé le fascicule de trente pages. Curieuse manière d'informer et étrange chronologie pour ce que l'on aimerait de la rigueur scientifique. De là à conclure à un complot dévolu à des visées financières, il y a un fossé monstrueux que je ne me risquerai pas à franchir par manque d'informations précises.

          Une chose m'apparaît en revanche indéniable et inquiétante c'est qu'une lecture doit être complète avant de valider un texte. Et que le résumé dudit texte n'a pas droit de citer s'il omet sciemment tout ou partie de ce qui compose le texte initial. Comment saurait-on avoir un avis sur un sujet dont on ne serait informé qu'à demi ? D'autant qu'en général ce qui est omis est ce qui dérange les rédacteurs. La pensée unique est un drame dont il faut se défier à défaut de quoi la lobotomisation latente par un traitement larvé de l'information deviendra une norme dont on peinera à s'extirper. Je doute que les peuples, au sens vulgarisé du terme, en sortent grandis.

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